______COMMENTAIRES DES GRAVURES______
de la Bible pour le Wurtemberg 1570

G r a v u re  136 : L’Agneau et les rachetés
Le chapitre 14 parle de l’Agneau, symbole christique par excellence. Il est entouré de 144 000 personnes qui portent écrits sur leurs fronts son nom et celle de Dieu son père. Ce sont les rachetés de Dieu. Cette cohorte est au ciel et chante la gloire de Dieu. Dans le même temps, un ange apparait avec l’Évangile éternel afin de l’annoncer à toute la terre. Le temps de la moisson et des vendanges est arrivé, car c’est le jour du jugement de Dieu qui récompensera ceux qui lui ont fait confiance. Deux autres anges tiennent respectivement une coupe et une grappe de raisin évoquant la vendange du Seigneur correspondant à un jugement final de l’humanité.


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On retrouve ici comme dans de précédentes gravures la représentation du ciel avec Dieu en majesté, les animaux tétramorphes et les élus portant une couronne et jouant de la harpe. S’ajoute une scène à part, mais toujours entourée de volutes pour bien montrer que l’on reste dans le ciel. On y voit un agneau portant une croix sur laquelle flotte un étendard avec croix de gueules sur champ d’argent. Cette représentation christique avait été prônée par des conciles afin d’atténuer l’horreur de la crucifixion. Il s’agit ici de l’Agneau de Dieu vainqueur. La présence d’un étendard a d’ailleurs pour source un texte d’Esaïe parlant ainsi du Messie : «Le rejeton de Jessé sera exposé comme un étendard pour les peuples, les nations viendront à lui et le lieu de son séjour sera glorieux».  (Ésaïe 11:10). Trois anges descendent du ciel porteur respectivement d’un livre, d’une coupe et d’une grappe de raisin. Le livre est à associer avec la vision d’un « Évangile éternel » tandis que la coupe et la grappe font référence à la colère de Dieu. La ville que l’on voit en arrière-plan est en train de s’effondrer (3 coupoles sont de travers et prêtes à tomber). Le texte biblique désigne cette ville comme Babylone la grande qui a abreuvé toutes les nations du vin de la fureur de sa prostitution. Les pamphlets protestants de l’époque assimilaient Babylone à Rome qui était alors le siège de la Papauté.
Apocalypse 14 : Il lui fut donné de faire la guerre aux saints et de les vaincre ; et il lui fut donné autorité sur toute famille, sur toute langue et sur toute nation. Et tous les habitants de la terre dont les noms ne sont pas écrits dans le livre de vie de l’Agneau qui a été immolé dès la fondation du monde l’adorèrent. Si quelqu’un a des oreilles, qu’il entende ! Si quelqu’un emmène en prison, il ira en prison ; si quelqu’un tue par l’épée, il devra être tué par l’épée. Ici sont la patience et la foi des saints. Puis je vis monter de la terre une autre bête, qui avait deux cornes semblables à celles d’un agneau, et qui parlait comme un dragon. Elle a reçu tout pouvoir de la première bête et elle fait de sorte que la terre et ses habitants adorent la première bête, dont la blessure mortelle a été guérie. Elle fait de grands prodiges, en sorte que le feu tombe du ciel sur les hommes. Elle égare les habitants de la terre, à cause des prodiges qu’il lui a été donné d’opérer devant la bête, et elle dit aux habitants de la terre de faire une image de la bête qui a reçu la blessure de l’épée et qui est à nouveau vivante. Et il lui fut donné d’animer l’image de la bête afin que l’image de la bête parlât et fît mourir tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête. Et elle fit de sorte que tous aient une marque sur la main droite ou le front, grands ou petits, riches ou pauvres, esclaves ou hommes afin que personne ne puisse acheter ou vendre sans avoir la marque, c’est-à-dire le nom de la bête ou le nombre de son nom. Voici la sagesse ! Que celui qui a de l’intelligence considère le nombre de la bête, car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six. Chapitre XIV Et je vis l’Agneau debout sur la montagne de Sion, et avec lui cent quarante-quatre mille personnes, qui avaient son nom et le nom de son Père écrits sur leur front. Et j’entendis du ciel une voix semblable au bruit d’un grand fleuve et d’un fort tonnerre ; et la voix que j’entendis était comme celle de joueurs de harpe jouant de leurs instruments. Et ils chantaient un cantique nouveau.
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