______COMMENTAIRES DES GRAVURES______
de la Bible pour le Wurtemberg 1570

G r a v u re  107 : Parabole du bon Samaritain
C’est une histoire morale que raconte Jésus, condamnant le peu de sollicitude des religieux juifs à l’égard de leur prochain dans le besoin. Un homme anonyme tombe aux mains de brigands qui le laissent à demi mort. Passe alors successivement deux membres du clergé juif qui ne s’arrêtent pas pour secourir le blessé. C’est un samaritain (les juifs les considéraient comme des renégats) qui viendra panser ses blessures et sauver cet homme


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La gravure se compose d’une grande scène principale et de scènes plus petites qui l’entourent. Les scènes s’inscrivent dans un décor de forêt. L’histoire se déroule en petites scènes successives. En bas à droite un ecclésiastique vient de passer son chemin.Un chien est sur ses traces et aboie. Un moine l’a devancé sur ce chemin. Il apparait dans le coin supérieur gauche. Faisant suite à la scène principale, une petite scène montre dans le coin supérieur droit une auberge reconnaissable à son enseigne placée à l’extérieur de la maison. Le blessé y est transporté. Une dernière scène tout à droite décrit le samaritain qui repart avec son âne non sans payer d’avance l’aubergiste pour les soins du blessé. La scène principale est une très belle composition. Le blessé est représenté dans une belle position de total abandon. On peut être surpris de la coiffe du Samaritain qui s’apparente étrangement à un turban turc. Lorsqu’on sait que les Turcs de l’époque étaient vilipendés dans le Saint Empire germanique à cause de leur esprit de conquête, on ne peut que s’interroger sur les raisons d’une telle représentation du bon samaritain en costume oriental.
Luc 10 : Tu aimeras le Seigneur Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même. Mais Jésus dit au jeune homme : Tu as bien répondu ; fais cela, et tu vivras. Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : Qui donc est mon prochain ? » Jésus prit la parole : Il y avait un homme qui descendait de Jérusalem à Jéricho, et qui tomba au milieu des brigands ; ceux-ci le dépouillèrent, le battirent, et s’en allèrent en le laissant à demi mort. Or, il arriva qu’un prêtre descendît par le même chemin ; il le vit et passa. Il en fut de même d’un Lévite ; il arriva au lieu et le vit, et il passa. Un Samaritain, qui voyageait, arriva sur les lieux ; il le vit et fut ému de compassion ; il alla vers lui, pansa ses plaies, y versa de l’huile et du vin, le fit monter sur sa bête, le conduisit à l’hôtellerie, et le soigna. Le lendemain, il sortit deux pièces (zwei Groschen), les donna à l’aubergiste, et lui dit : soigne-le ; et si tu fais quelque chose de plus, je te le paierai à mon retour. Lequel de ces trois te semble avoir été le plus proche de celui qui était tombé au milieu des brigands ? Il répondit : Celui qui a fait preuve de miséricorde envers lui. Jésus lui dit : Va donc, et fais de même. Pendant qu’ils marchaient, Jésus entra dans un bourg. Il y avait là une femme nommée Marthe, qui le reçut dans sa maison. Elle avait une sœur, nommée Marie, qui s’assit aux pieds de Jésus et l’écoutait parler. Marthe se donnait beaucoup de peine pour le servir. Elle s’approcha et dit : Seigneur, peux-tu demander à ma sœur de ne pas me laisser seule à servir ? Dis-lui, je te prie, qu’elle s’y mette aussi. Jésus lui répondit : Marthe, Marthe, tu as beaucoup de souci et de peine ; mais il y a une chose qui est nécessaire. Marie a choisi la bonne part ; elle ne sera pas privée de cette part.
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