______COMMENTAIRES DES GRAVURES______
de la Bible pour le Wurtemberg 1570
G r a v u re 65 : La fin heureuse du siège de Jérusalem par les Syriens
Le roi de Syrie, en guerre avec Israël, est venu assiéger la ville de Samarie. Les assiégés sont tellement éprouvés par la famine que le texte biblique (2 Rois 6:29) signale même un cas d’anthropophagie. Le roi apprend cela et tient pour responsable de ce malheur le prophète de Dieu, Élisée. Il cherche même à le tuer. Élisée prophétise alors la fin de la famine. Le lendemain, le camp des Syriens est mystérieusement vide de tout soldat. Dieu leur a fait entendre le bruit d’une grande armée et les Syriens ont alors levé le camp dans la précipitation. Quatre lépreux entrent dans le camp et constatent qu’il regorge encore de vivres et de richesse. Ils partagent leur découverte et le peuple sort de la ville et rapporte tout le butin.
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__________ COMMENTAIRE _______ |
_________________ BIBLE DE LUTHER
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II Rois 7 : Élisée dit : Écoutez la parole du Seigneur ! Ainsi parle le Seigneur : demain, à cette heure, un boisseau de fleur de farine vaudra un sicle, et deux boisseaux d’orge, un sicle, à la porte de Samarie. Un écuyer répondit à l’homme de Dieu (c’était le bras droit du roi) : Quand bien même le Seigneur ouvrirait des fenêtres dans le ciel, comment cette parole pourrait-elle s’accomplir ? Élisée répondit : Et bien, tu le verras de tes yeux, mais tu n’en mangeras pas. Il y avait quatre lépreux à l’entrée de la porte, et ils se dirent l’un à l’autre : Pourquoi resterions-nous ici jusqu’à notre mort ? Si nous pensons entrer dans la ville, il y aura la famine dans la ville et nous allons y mourir ; mais si nous restons ici, nous mourrons aussi. Allons donc voir du côté de l’armée des Syriens. S’ils nous laissent vivre, nous vivrons ; s’ils nous tuent, nous mourrons. Ils se levèrent donc dès le matin pour aller vers l’armée des Syriens. Lorsqu’ils arrivèrent aux avant-postes, il n’y avait personne. Le Seigneur avait fait entendre aux Syriens un bruit de chevaux, de chars et de grande armée, et ils s’étaient dit les uns aux autres : Voici, le roi d’Israël a rassemblé contre nous les rois des Héthiens et les rois des Égyptiens, pour qu’ils viennent contre nous. Ils s’étaient levés dès l’aube pour s’enfuirent laissant leurs tentes, leurs chevaux et leurs ânes dans le camp tel qu’il était et ils s’était enfuis pour garder la vie sauve. Quand les lépreux arrivèrent à cet endroit, ils entrèrent dans une tente, mangèrent et burent, et prirent de l’argent, de l’or et des vêtements. Puis ils allèrent les cacher et revinrent, entrèrent dans une autre tente et emportèrent tout ce qu’ils avaient trouvé puis ils allèrent le cacher.Mais ils se dirent l’un à l’autre : Ne faisons pas cela, car ce jour est un jour de bonnes nouvelles. Si nous gardons le silence et si nous attendons jusqu’à la lumière du matin, notre méfait sera découvert. Allons plutôt informer la maison du roi. Lorsqu’ils furent arrivés, ils crièrent à la porte de la ville et firent cette déclaration : Nous sommes arrivés au camp des Syriens, et voici, il n’y avait personne, et il n’y a pas de voix d’homme cependant les chevaux et les ânes sont attachés et les tentes sont abandonnées. On appela les portiers pour qu’ils fassent leur rapport à l’intérieur de la maison du roi.